Arrivée à la fin de l’enfance, la majeure partie d’entre nous était impatiente d’avoir son premier soutien-gorge –  » Super ! J’ai enfin assez de nénés « . Celui-ci nous a accompagné depuis le début de notre adolescence et ne nous a plus quitté depuis. Nous nous y sommes habituées, telle une seconde peau.

Le soutien-gorge est situé au niveau de la poitrine – Oui, oui – , juste au niveau du diaphragme, muscle permettant de remplir et de vider l’air de nos poumons. Pour ce faire, les côtes s’ouvrent, s’étendent puis se relâchent lors de notre respiration. Du moins en théorie, car nous avons tellement comprimé cette zone afin de maintenir nos seins haut et ferme, que celle-ci est devenue quasi immobile, voir inerte.

Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’en pleine croissance nous avons mis une contrainte à notre corps, perturbant son bon développement. – Surtout que pour la plupart d’entre nous, plus c’est serré, mieux c’est !

Cette réalité m’a sauté aux yeux lorsque je suis allée acheter un collier pour mon bébé chien. Nous hésitions entre le collier et le harnais. En demandant conseil à la vendeuse, celle-ci nous a expliqué qu’il ne fallait surtout pas mettre de harnais avant la fin de la croissance du chien car cela risquait d’altérer sa croissance. Donc on se tracasse – à raison – pour le jeune chien mais nous alors ?

Tous les jours ou presque, lors de mes séances de soins, je vois des cages thoraciques complètement serrées, statiques voir même déformées. La faute à qui ? La faute à notre beau – la plupart de temps 😉 –  soutien-gorge !

 » Et finalement quel est le problème ? « , me direz-vous.  » Moi, je me sens bien comme ça et même que ça fait paraitre mes seins plus gros quand j’inspire « .

Oui, mais…

Le problème est que cette zone est particulièrement sensible aux émotions – vous connaissez la « boule au ventre » ?.

diaphragme

En effet, le diaphragme est responsable de 75% de notre respiration. De plus, son mouvement permet de « masser » les organes avoisinants. Juste au dessus, on trouve le cœur et les poumons et en dessous, la Rate/pancréas, l’Estomac, le Foie et une partie du colon. Donc en gros, la majeure partie de nos organes vitaux… Ceux-ci sont en plus en étroite relation avec nos émotions et donc très sensibles au stress, à la colère, l’énervement, à la tristesse et bien sûr aux divers chocs émotionnels (voir l’article Qi Nei Zang, à l’écoute de notre deuxième cerveau). Le fait de les comprimer enraille le bon fonctionnement de notre corps ainsi que la bonne (di-)gestion de nos émotions.

 » Mais j’ai quand même pas l’impression qu’il me serre si fort, je sais toujours respirer et je peux encore passer mes doigts en dessous… «  Encore bien !

Alors oui on sait toujours respirer, mais mal, la respiration ce n’est pas si « naturel » que ça… Ça s’apprend, ou plutôt, ça se ré-apprend. La respiration, c’est la clé ! Car en plus de masser les organes, elle permet de réguler le rythme cardiaque et par là même de maîtriser nos angoisses et la circulation de l’énergie dans notre corps.

Alors que faire ?

Tout d’abord, je vous invite à desserrer votre soutien-gorge. En général, ceux-ci sont trop courts d’une bonne dizaine de centimètres – et oui quand même… A défaut d’acheter toute une nouvelle panoplie, sachez qu’il existe des « allonges » que vous pouvez trouver dans les magasins de sous-vêtements. En parallèle, mon conseil est d’éventuellement l’enlever dès que vous êtes chez vous afin d’être à l’aise.

Pour ma part, la meilleure solution est encore la brassière mais toutes les poitrines ne peuvent pas se le permettre.

Ensuite, le mieux pour retrouver l’aisance respiratoire et faire circuler au mieux l’énergie dans le corps est de pratiquer des exercices ciblés sur notre cage thoracique et son fameux diaphragme. Je vous invite à visionné la vidéo d’accompagnement à ce sujet : La « Boule » au ventre

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Sur ce, je vous souhaite de (re)trouver l’aisance et l’harmonie. Et prenez bien soin de vous !